Rue Rouge... en quelques lignes.
A partir d’octobre 2003, Vincent Pérez, auteur-compositeur-interprète qui naviguait en solo depuis quelques années (Chantier des Francos, 1ère partie de J.-L. Murat, de Bénabar, des Fabulous Troubadours) a rencontré les musiciens qui allaient l’accompagner et avec qui il forma RUE ROUGE au printemps 2004 : Dominique Artigue à la batterie, issu de la scène rock, ayant collaboré à des créations théâtrales, Nicolas Herveet aux guitares et au trombone, ayant joué pendant plusieurs années avec notamment Godzilla et Patchac Trio - groupes d’inspiration funk/rock- et Alain Rolland à la basse, créateur des Warfs.
Après quelques concerts (notamment en première partie de Ramsès ou d’Olivia Ruiz) qui lui ont permis de prendre ses marques sur scène et de roder les chansons, RUE ROUGE a enregistré un premier six titres, grâce à la rencontre de Kacha (ouamastudio), qui a aussi réalisé le site internet : www.ruerouge.com.
Le travail d’enregistrement a débuté en juillet 2004, « à la maison » et le cd, autoproduit, est sorti le 24 septembre 2005 à l’occasion d’une soirée à l’Astronaute de Carcassonne. En moins de deux ans, il a fait son chemin (plus de 1500 ex. vendus) et a reçu un bon accueil : il a accompli ce pourquoi il avait été conçu : faire connaître RUE ROUGE et donner du plaisir aux oreilles !
En 2005, le bassiste Alain Rolland laisse la place à Rolland Martinez qui a débuté au sein de Bar du Port (melting-pot de chansons), puis a voyagé sur la route des Balkans pendant sept ans, qui développe au sein du groupe la contrebasse et la clarinette. Travail en commun d’arrangement et compositions nouvelles n’émanant plus seulement de vincent. le groupe asseoit sa réputation dans la région grâce notamment à des scènes comme Le Théâtre du Pavé à Toulouse (Le Temps des Cerises), le « off » du Printival Boby Lapointe de Pézenas (34), Le Visa Francophone de Villefranche de Rouergue (12) où il gagne le prix coup de cœur du jury et le prix du public, Le Festival Convivencia (Agde, 34), Le Théâtre de La Mer de Sète (34, soirée d’ouverture du festival Quand je pense à Fernande ), le off du Festival de Carcassonne (11) en 1ère partie de François Hadji-Lazarro, le Théâtre des Franciscains de Béziers (Musiques toutes !, 34), la sélection découverte du Festival à 100% de Montpellier (31), grâce à des diffusions régulières dans des radios associatives, grâce au soutien notamment de Musique et Danse de Montpellier (désormais « réseau en scène, Languedoc-Roussillon »), à quelques chroniques dans des magazines spécialisés comme Chorus, enfin et surtout au bon retour du public (cf. le livre d’or du site www.ruerouge.com). Fin 2005, Le groupe s’adjoint l’aide du tourneur Emmanuel Delaplace (Aux Arts Etc…)L’année 2006 voit le groupe confirmer son élan, acquérir de la maturité et prendre une nouvelle dimension -ses membres se soudent autour de cette volonté de vivre cette aventure pleinement, avec sincérité et générosité : il participe notamment au festival Détours de Chant de Toulouse, est sélectionné par le Kama 11 –Kollectif Audois des Musiques Actuelles- et par l’addmd 11 pour représenter l’Aude au sein d’un plateau découverte régionale. Le cd 6 titres entre aux FNAC Labège et Wilson de la ville rose… RUE ROUGE joue au Printival Boby Lapointe de Pézenas, dans le in cette fois (vendredi 21 avril 2006) après avoir décroché la deuxième place au tremplin Le Mans Cité Chanson en mars 2006 ; le groupe est programmé au Comptoir du Jazz à Bordeaux, au festival des Guinguettes de Villebon-sur-Yvette (91), s’ illustre lors du festival « Tout le monde Chante » de Villefranche de Rouergue (prix de l’amitié francophone), est de retour à Toulouse sur la scène de la salle Nougaro en octobre 2006 en première partie d’Aldebert. D’autre part, RUE ROUGE met sur pied une tournée de dix dates en juillet-août, avec la contribution du Conseil Général de l’Aude, dans les villages du département, une tournée en milieu rural intitulée « De Place en Place » pour que la musique « actuelle » s’exprime ailleurs que là où on l’attend.
Enfin, l’événement de cette année 2006 est l’enregistrement de l’album Rue Rouge en public. Une première tentative d’enregistrement studio avait eu lieu en avril, lors d’une résidence d’une semaine que le groupe avait gagnée suite à sa participation au Festival « Quand je pense à Fernande » 2005 : le groupe avait été pris de cours par le temps et, si l’expérience avait été enrichissante car elle a certainement posé des bases essentielles pour la suite, cela n’avait pas abouti. Puis le groupe rencontre en juin, sur un concert , les techniciens-son Benoît Gatti et Patrick Arpaillange (d’ATL-spectacle) : l’idée d’un enregistrement public avait déjà fait son chemin dans les esprits, le public demandant des traces de l’énergie qui se développe en live, Benoît et Patrick étaient partant pour tenter l’aventure et Mosaïc Music assurait la distribution. Un lieu est trouvé, grâce notamment à l’aide d’Alain Baurès, délégué culturel à la Faol, et les enregistrements publics ont lieu les 13, 14 et 15 octobre 2006 au Foyer-théâtre de Douzens.
En début d’année 2007, Rolland Martinez décide de prendre un autre chemin et c’est Eric Blanc, bassiste et contrebassiste, ex-JFK, qui avait fait le trait d’union en 2005 entre Alain Rolland (le premier bassiste) et Rolland Martinez, qui officie désormais. L’album sort en avant-première à Toulouse le 2 mars (présentation à la Fnac et concert au Chapeau Rouge); officiellement le 24 mars 2007. Il est présenté de nouveau à Toulouse le 7 mars lors d’un concert mémorable au Café Populaire. RUE ROUGE reprend la route : Montpellier (Victoire 2, 1ère partie de Benoît Morel), Marseille (Le Balthazar pour le Festival Avec le Temps), puis une première tournée de cinq dates entre Bourges (off du Printemps) et Paris (Abracadabar) en passant par la Normandie (L’Eté 36, Les Trois Matelots, Le Cirque Paradis). Une échappée en Charente (Festival Campagn’Art) et deux jours après un concert à Issel (11) avec L’Invité de Trop et Délinquantes, le groupe perd brutalement l’un de ses membres ; Nicolas Herveet disparaît le 28 mai 2007. C’est un tremblement de terre. La douleur est immense. Le temps s’arrête. Les concerts sont annulés jusque fin août mais Domi, Eric et Vincent remontent sur scène grâce au soutien de Pascale Séverac (de la Communauté de communes du Piémont d’Alaric) pour un hommage à Nico le 8 juin à Marseillette (11) en 1ère partie de Jehro : ils jouent là cinq chansons, accompagnés de Mathyus (L’Invité de Trop).
L’avenir de RUE ROUGE reste un moment incertain puis la vie reprend peu à peu sa place, plus mordante qu’avant : les nombreux témoignages d’amitié et d’encouragement du public aident le groupe à reprendre pied. RUE ROUGE décide donc de poursuivre la route et de garder trois des concerts prévus en août qui lui tiennent particulièrement à cœur et pour lesquels Christophe Acco, guitariste (Trio Belleville), vient donner la main: la Bodega des Beaux-Gars à Béziers (lieu populaire et mythique – 34), la Fête du Cassoulet de Castelnaudary (plateau compil lauragaise initié par Home Circus et Ouamastudio, avec L’Invité de Trop, Mas Ay Pas et Warf) et Ambeyrac (12), où RUE ROUGE avait été hébergé lors du Visa Francophone.
Les trois du groupe se remettent au travail, riches de l’héritage de Nico, à la composition de nouveaux morceaux avec la joie retrouvée de la création, tout en cherchant un musicien à adjoindre au trio. Sébastien Carbonnier, guitariste aux influences créoles (duo Prétentaine), rejoint le groupe début septembre.
RUE ROUGE fait son retour à Toulouse, au Centre culturel de Soupetard (programmation la Cave à Jazz) les 26 et 27 octobre avant de rentrer en résidence au Chapeau Rouge de Carcassonne (du 5 au 10 novembre) où il travaille le nouveau spectacle (incluant pour moitié des nouvelles compos), le son avec Patrick Arpaillange et la lumière avec Karine Abauzit. Le concert de fin de résidence se fait dans une salle pleine à craquer. Un nouveau jus opère sur scène ; la nouvelle équipe peut prendre la route en confiance.
RUE ROUGE élabore patiemment un univers qui lui ressemble : libre, poétique, joyeux et instinctif, une histoire vieille comme le monde, moderne comme un nouveau printemps.
C’est de la chanson, c’est du rock, c’est du swing, c’est de la java, c’est du rouge incandescent, lumineux et dansant, révolutionnaire.
« …magnifique de voix, de poésie, de réalisme, de rythmes de feu et de liberté. »
B. Lescure, La Dépêche du Midi
« Le Lauragais nous offre une perle de chanson française swing. Des musiques passant du rock au jazz, du blues au musette, une voix pleine de gouaille et chaleureuse manie les mots avec talent »
les-indépendants.com
« Une voix à l’énergie débordante et des textes vindicatifs très originaux »
chant’Essonne
« Rafraîchissant »
Chorus
« Fusion de 4 musiciens, alchimie de 4 univers réunis autour de la plume poético-révoltée de l’auteur (…). Un coup de cœur particulier pour le jeu subtil tout en retenue du guitariste Nicolas Herveet qui passe d’un folk aérien à l’énergie du jazz manouche avec une rare élégance. »
Olé
RUE ROUGE, chanson
Castelnaudary (11)
Vincent Pérez : chant, guitare, accordéon
Sébastien Carbonnier: guitare, choeurs
Eric Blanc: basse, contrebasse, chœurs
Dominique Artigue : batterie, chœurs
© ouama studio - 2004-2007